
WATERWORLD ANNECDOTES
Un certains nombre de choses ont été dites sur le tournage de Waterworld.
Voici les faits:
- La piste de l'aéroprt de Kona a bien été rallongée, mais, si ces travaux ont été avancés pour les besoins du film, ils étaient programmés de toute façon pour permettre aux 747 d'Hawaiian Airlines de se poser à Kona.
- Les conditions météo n'ont pas été dramatiques: il est vrai que, en tout, trois jours ont été perdus à cause d'annonces d'ouragans, et une matinée à cause d'une annonce de raz de marée, mais à part pour le raz de marée où le studio a dû ètre évacué de 5h00 à 13h00, il a toujours été possible de tourner dans le hangar à sucre où de nombreux décors ont été construits.
- Le coût. Toutes les semaines, une réunion se tenait pour mettre à jours les budgets et établir les dépenses de la semaine. En ce qui concerne les départements qui contribuaient réellement à la réalisation du film (effets spéciaux, Art, construction, costumes, Trimaran, marine, etc.), les effets spéciaux et le département Marine ont été les deux seul à voir leur budget dépasser largement les objectifs. Pour les effets speciaux, c'est essentiellement dû aux scènes dans et autour de l'atoll, dont la complication n'avait pas été suffisament prévue. Le cas du département Marine est un peu différent: deux coordinateurs se sont succédés, et leurs méthodes étaient radicalement différentes, à la fois dans le choix des moyens techniques (choix des bateaux, infos météo, implication avec les effets spéciaux, etc.), et dans les méthodes de travail (relation avec les stars, les producteurs, contact avec les locaux, chaine de commandements, etc.). Ceci a eu pour effet d'augmenter considérablement les coûts (achats de bateaux sans négociation, embauches et débauches, etc.). C'est probablement la plus grosse erreur des producteurs: une étude plus sérieuse sur l'implantation à Kawaihae aurait permi de résoudre en amont nombre de problèmes.
- En Hawaiien, Kawaihae signifie "vents fous", certains matins, le vents tombait de la vallée à plus de 60 noeuds, rendant toute opération sur l'eau impossible. J'ai passé beaucoup de temps avec les météorologues à la fois de l'observatoire franco-canadien et du Waimea weather center, afin de pouvoir prévoir l'arrivée de ces vents, et aussi d'estimer l'heure à laquelle ils se calmeraient. J'ai naturellement été désigné pour informer la production, ce qui, à quelques raté près, a permi d'organiser les journées avec le maximum de temps sur líeau. - La Big Island n'est pas une île à forte implantation industrielle, au contraire, très peu de materiel était disponible localement. Il fallait tout faire venir, soit de Honolulu, soit, plus souvent, de Los Angeles. Les coûts de transport, considérant la dimention du film, étaient énormes.
- Tourner sur l'eau, dans des conditions idéales, est extrèmement difficile. Tourner sur les eaux hawaiiennes le fût encore plus. Il faut cependant remarquer que les couleurs (et notament celle de l'eau) n'auraient pas eu cette dimension si nous avions tourné sur un bassin...
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